Aider un dyslexique

Le dyslexique a besoin que l’on s’intéresse à ce qu’il fait, que l’on prenne son temps que l’on respecte ses difficultés sans lui faire sentir qu’il est en retard.

Pour que le dyslexique dépasse ses blocages, il est nécessaire de lui offrir un milieu rassurant pour que son enseignement reste plus facilement gravé dans sa mémoire. Il faut savoir que la mémorisation est une chose difficile pour un dyslexique mais qu’il existe des solutions transversales.

Solutions pour les dyslexiques

Les solutions offertes par les spécialistes de la dyslexie sont d’abord de ne pas donner de textes trop longs à lire ou à étudier. On peut arriver au même résultat avec un élève dyslexique qu’avec un élève sans difficulté particulière à partir du moment où l’on décompose les textes en petits morceaux et qu’on les étudie pas à pas.

Le dyslexique et l’orthographe

D’autre part l’enfant dyslexique est fâché avec la langue écrite. Il faut donc favoriser l’expression orale dans l’évaluation de ses connaissances, ne pas le pénaliser pour l’orthographe car il n’est pas capable de se poser les bonnes questions pour corriger ses fautes. Il faut l’aider à rechercher avec lui le pourquoi de ces fautes d’orthographe. Peu à peu la logique supplantera la mémoire photographique.

De nouveaux outils au service de la dyslexie

On peut notamment utiliser l’ordinateur comme support pédagogique car cela permet de se détacher de l’écrit tel qu’il est utilisé à l’école. En tapant on prend plus de recul par rapport à ce que l’on fait.

Le dyslexique a également du mal à prendre des notes trop nombreuses. Il est donc préférable de préparer des photocopies, des documents polycopiés à compléter plutôt que de lui faire copier de longues leçons où il va se concentrer sur l’orthographe des mots et plus du tout sur leur contenu. Il ne sera pas en mesure de comprendre un texte trop long s’il doit l’écrire.

Bien s’organiser pour réussir

Pour sortir un dyslexique de son manque de confiance il faut donc s’intéresser à son mode de fonctionnement et lui donner une bonne méthodologie. Grâce à une organisation rigoureuse des cours et des devoirs, il est possible de gagner du temps et de donner des repères à notre jeune qui a du mal à s’adapter au système scolaire.

Stimuler l’intelligence de l’élève dyslexique

Le dyslexique et souvent très intelligent pour peu qu’on écoute ses réflexions qui sont parfois différentes du commun, quand on le stimule intellectuellement sans le bloquer par des réflexions trop abruptes et que l’on répète les points importants afin qu’il les assimile. Il aime beaucoup répondre aux questions et participer pour peu qu’on lui en donne les moyens.

Apprivoiser la dyslexie à l’école et après

Il n’existe pas de solution toute faite pour aider les dyslexiques toutefois un peu de pratique aide à les comprendre et à les sortir de leur blocage. Chez l’AS des cours, nous avons de nombreux exemples d’élèves dyslexiques qui ont su apprivoiser leur difficulté et faire de belles études, le métier dont il rêvait et qui sont aujourd’hui des adultes épanouis.

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10 réponses à Comment aider un dyslexique ?

  1. Mathilde dit :

    Bonjour

    J’entends beaucoup parler de dyslexie mais connaissez vous aussi la Dyscalculie?

  2. Audrey dit :

    La dyscalculie fait partie des troubles « dys- » c’est-à-dire que les jeunes touchés par ce trouble ou même les adultes sont particulièrement fâchés avec les calculs et les chiffres depuis qu’ils sont tout petits. Il faut parfois plusieurs années pour s’en rendre compte.
    Un dyscalculique stresse quand il voit des opérations et essaie de compenser son trouble grâce à de petits dessins ou des représentations rassurantes. Le dyscalculique a besoin de dessiner pour analyser un problème par exemple. Il est d’autre part très gêné avec la monnaie quand il va en course et a du mal à savoir combien il doit à la caisse. Il finit par avoir une phobie des nombres s’il n’arrive pas à surmonter ses difficultés en compensant autrement, avec une logique qui lui est propre. Si vous souhaitez en savoir plus, je suis à votre disposition.

  3. Pierrette Landry dit :

    Je crois que mon petit fils de huit ans a une dyslexie orthographie. Ça commence à se manifester cette année. Puisqu’il est dans le système Waldorf (moins axées sur les mathématiques, la lecture et l’écriture les deux premières années) c’est seulement cette année qu’on commence à voir que la lecture vient pas facilement. Je panique. Ma fille refuse d’en parler. On blâme le système Waldorf. Mais je crois au fond de mon coeur que mon petit fils que j’adore est dyslexique. Pourtant il peut mémoriser des textes longs. On le choisit comme personnage principal pour les pièces de théâtres puisqu’il apprend et récite à merveille les textes. Je voudrais pouvoir en parler avec ma fille. Je ne sais pas si on l’a évalué pour sa dyslexie. Ne faut-il pas que sa se fasse plus tôt que tard?

  4. Audrey dit :

    Je comprends votre inquiétude bien légitime mais il faut voir plusieurs choses :
    La première est qu’être dyslexique n’a jamais empêché un jeune de réussir (les dyslexiques qui se connaissent, développent des stratégies de compensation en se racontant des histoires par exemple ou en développant des moyens mémo-techniques). La seconde est que je suis étonnée que votre petit fils parvienne à apprendre de longs textes car en général un dyslexique a du mal à retenir ses leçons alors de longs textes n’en parlons pas ! Il est peut être confronté à un trouble de l’apprentissage sans pour autant être dyslexique. N’hésitez pas à consulter un orthophoniste pour un bilan, vous en aurez le coeur net et saurez quoi faire pour l’aider. Effectivement, plus on décèle son besoin et ses manques tôt, plus il est facile d’y palier ou de « dompter » ses difficultés.

  5. Coolcool dit :

    Bonjour,
    j’ai 3 garçons tous touché par la dyslexie. Mon aine est en 2nd et beneficie d’un PAI, nous sommes à la recherche de solution pour rendre le 1/3 temps du bac « rentable » quelle solutions pouvez vous nous indiquer. Seul devant sa feuille il n’est pas sur que le 1/3 temps soit la meilleure solution ?

  6. Audrey dit :

    Le tiers temps est une aide confortable pour les dyslexiques car il leur permet de ne pas stresser car la durée de l’épreuve les handicaperait par rapport à leur camarade non-dyslexique. Je rappelle que le tiers temps est un dispositif mis en place par un médecin scolaire sur demande des parents d’élèves et avis médical et qui permet à un jeune de disposer d’un tiers du temps de l’épreuve en plus pour finir son examen. Comme le dyslexique est parfois plus lent (mais pas toujours), doit prendre le temps de déchiffrer ses documents, ses énoncés, de bien comprendre ce qu’on lui demande, il peut être très utile.

    Toutefois, il est vrai qu’il faut apprendre à gérer ce temps que l’on soit dyslexique ou non ! Il faut une bonne méthodologie et cela passe par une bonne maîtrise de l’examen à travers l’organisation de son travail personnel au quotidien et des exercices types. Un professeur particulier est souvent une aide précieuse pour un jeune dyslexique pour l’aider à bien lire et repérer ce qui lui pose problème. Ensuite, un bon professeur saura conseiller le jeune en lui apprenant à réviser ses leçons de façon adaptée à son profil (auditif, visuel, kinestésique…). Bon travail et n’hésitez pas à revenir vers nous pour toute demande liée à votre problématique.

  7. karima dit :

    Bonjour,
    Mon fils de 17 ans est dyslexique, on le sait depuis le CE2, tous les ans la même bataille pour qu’il bénéficie d’aménagement pédagogique qui pourront l’aider, cette année l’équipe pédagogique n’en a pas réellement tenu compte. Ils veulent le faire redoubler sa seconde, nous savons que cela ne sert à rien, il a déjà redoublé sa 6ème, il a perdu un an puisque ces résultats n’ont pas été meilleurs. Nous faisons appel, en espérant que cette commission sera plus compréhensive… Connaître la dyslexie est une chose la comprendre en est une autre !!!!
    J’ai entendu parler d’un décret ou loi qui dit qu’un enfant dyslexique ne doit pas redoubler, il paraît que c’est sorti dans le bulletin officiel??? Avez vous des informations à ce sujet? Avez vous des infos sur l’appel en commission?

  8. Audrey dit :

    Les enseignants sont de plus en plus à l’écoute et connaissent de mieux en mieux la dyslexie mais encore faut-il qu’ils aient eu envie et le temps de s’y intéresser. Ainsi, il arrive que les professeurs ne fassent rien pour les dys à cause des classes surchargées. Toutefois, au moment du conseil de classe, ce sont les résultats et surtout l’ATTITUDE de votre enfant qui sera jugée. Un dys qui essaie, qui fait des efforts en rendant tous ses travaux, vient poser des questions à la fin du cours, participe, ne sera jamais pénalisé et même encouragé. A vous de prouver en appel que votre fils a travaillé et qu’il a eu une attitude positive pour qu’on le laisse passer. A savoir que la classe de 2nde est statistiquement la plus redoublée, dyslexie ou pas!
    Concernant une « loi contre le redoublement », on en parle pour tout le monde car on redouble trop en France comparé à nos voisins européens bien que cela n’améliore en rien les résultats des élèves sur le long terme (voir un article du Parisien sur le sujet paru la semaine dernière). Rien de nouveau sous le soleil pour le moment. Toutefois l’avis des parents est déterminant pour le passage en 1ère. Attention toutefois à ne pas faire vouloir faire passer votre fils à tout prix pour qu’il s’effondre en 1ère ou en terminale. Pour avoir le bac et faire des études supérieures, il faut que les acquis fondamentaux soient solides. Tenez compte de sa capacité de travail car un dyslexique doit fournir plus d’efforts et a besoin de plus de temps pour réussir.

  9. i dit :

    je suis dyslexique et j ai du mal a comprendre ou a écouter les cours.
    EX: la prof parle au bout de 20 min je peut plus écouter je rêve ou je dessine.
    si vous pouver me donner des conseils de concentration.
    merci d’avance
    ;)

  10. Audrey dit :

    Bonjour,
    Ce que vous dites est typique du dyslexique. Tout d’abord, vous devez savoir que les 20 minutes d’attention sont le lot de tous. C’est statistiquement 20 minutes de cours sur 50 à 60 minutes que nous retenons tous. Ensuite, il faut apprendre à maîtriser son attention, pas à pas. D’abord, au lieu d’être concentré à fond sur les 20 premières minutes et décrocher ensuite, mieux vaut s’asseoir, se détendre, se mettre en position d’écoute sans se focaliser sur le propos (on se sert alors de son imagination pour « voir » ce que dit le professeur). Or, l’imagination est le point fort du dyslexique (c’est ce que vous confirmez avec le rêve ou le dessin). Quand vous entendez le prof dire : « notez, c’est important » hop, on se « reconnecte » et on note à notre rythme, bien proprement. Mais vous devez savoir que l’attention se travaille. Plus on a de cours magistraux et plus on arrive à assimiler et moins on se fatigue. Courage et effort sont indissociables d’un bon apprentissage. Faites jouer votre imagination mais ne la laissez pas vous emmener ailleurs ! L’écoute passe d’active à passive tour à tour. Je dirai que l’écoute passive est « écouter d’une oreille » et l’écoute active : « écouter des deux et participer aux cours quand on me le demande ». Je reste à votre disposition pour répondre à vos questions.

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