Aider un dyslexique

Le dyslexique a besoin que l’on s’intéresse à ce qu’il fait, que l’on prenne son temps que l’on respecte ses difficultés sans lui faire sentir qu’il est en retard.

Pour que le dyslexique dépasse ses blocages, il est nécessaire de lui offrir un milieu rassurant pour que son enseignement reste plus facilement gravé dans sa mémoire. Il faut savoir que la mémorisation est une chose difficile pour un dyslexique mais qu’il existe des solutions transversales.

Solutions pour les dyslexiques

Les solutions offertes par les spécialistes de la dyslexie sont d’abord de ne pas donner de textes trop longs à lire ou à étudier. On peut arriver au même résultat avec un élève dyslexique qu’avec un élève sans difficulté particulière à partir du moment où l’on décompose les textes en petits morceaux et qu’on les étudie pas à pas.

Le dyslexique et l’orthographe

D’autre part l’enfant dyslexique est fâché avec la langue écrite. Il faut donc favoriser l’expression orale dans l’évaluation de ses connaissances, ne pas le pénaliser pour l’orthographe car il n’est pas capable de se poser les bonnes questions pour corriger ses fautes. Il faut l’aider à rechercher avec lui le pourquoi de ces fautes d’orthographe. Peu à peu la logique supplantera la mémoire photographique.

De nouveaux outils au service de la dyslexie

On peut notamment utiliser l’ordinateur comme support pédagogique car cela permet de se détacher de l’écrit tel qu’il est utilisé à l’école. En tapant on prend plus de recul par rapport à ce que l’on fait.

Le dyslexique a également du mal à prendre des notes trop nombreuses. Il est donc préférable de préparer des photocopies, des documents polycopiés à compléter plutôt que de lui faire copier de longues leçons où il va se concentrer sur l’orthographe des mots et plus du tout sur leur contenu. Il ne sera pas en mesure de comprendre un texte trop long s’il doit l’écrire.

Bien s’organiser pour réussir

Pour sortir un dyslexique de son manque de confiance il faut donc s’intéresser à son mode de fonctionnement et lui donner une bonne méthodologie. Grâce à une organisation rigoureuse des cours et des devoirs, il est possible de gagner du temps et de donner des repères à notre jeune qui a du mal à s’adapter au système scolaire.

Stimuler l’intelligence de l’élève dyslexique

Le dyslexique et souvent très intelligent pour peu qu’on écoute ses réflexions qui sont parfois différentes du commun, quand on le stimule intellectuellement sans le bloquer par des réflexions trop abruptes et que l’on répète les points importants afin qu’il les assimile. Il aime beaucoup répondre aux questions et participer pour peu qu’on lui en donne les moyens.

Apprivoiser la dyslexie à l’école et après

Il n’existe pas de solution toute faite pour aider les dyslexiques toutefois un peu de pratique aide à les comprendre et à les sortir de leur blocage. Chez l’AS des cours, nous avons de nombreux exemples d’élèves dyslexiques qui ont su apprivoiser leur difficulté et faire de belles études, le métier dont il rêvait et qui sont aujourd’hui des adultes épanouis.

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32 réponses à Comment aider un dyslexique ?

  1. Mathilde dit :

    Bonjour

    J’entends beaucoup parler de dyslexie mais connaissez vous aussi la Dyscalculie?

  2. Audrey dit :

    La dyscalculie fait partie des troubles « dys- » c’est-à-dire que les jeunes touchés par ce trouble ou même les adultes sont particulièrement fâchés avec les calculs et les chiffres depuis qu’ils sont tout petits. Il faut parfois plusieurs années pour s’en rendre compte.
    Un dyscalculique stresse quand il voit des opérations et essaie de compenser son trouble grâce à de petits dessins ou des représentations rassurantes. Le dyscalculique a besoin de dessiner pour analyser un problème par exemple. Il est d’autre part très gêné avec la monnaie quand il va en course et a du mal à savoir combien il doit à la caisse. Il finit par avoir une phobie des nombres s’il n’arrive pas à surmonter ses difficultés en compensant autrement, avec une logique qui lui est propre. Si vous souhaitez en savoir plus, je suis à votre disposition.

  3. Pierrette Landry dit :

    Je crois que mon petit fils de huit ans a une dyslexie orthographie. Ça commence à se manifester cette année. Puisqu’il est dans le système Waldorf (moins axées sur les mathématiques, la lecture et l’écriture les deux premières années) c’est seulement cette année qu’on commence à voir que la lecture vient pas facilement. Je panique. Ma fille refuse d’en parler. On blâme le système Waldorf. Mais je crois au fond de mon coeur que mon petit fils que j’adore est dyslexique. Pourtant il peut mémoriser des textes longs. On le choisit comme personnage principal pour les pièces de théâtres puisqu’il apprend et récite à merveille les textes. Je voudrais pouvoir en parler avec ma fille. Je ne sais pas si on l’a évalué pour sa dyslexie. Ne faut-il pas que sa se fasse plus tôt que tard?

  4. Audrey dit :

    Je comprends votre inquiétude bien légitime mais il faut voir plusieurs choses :
    La première est qu’être dyslexique n’a jamais empêché un jeune de réussir (les dyslexiques qui se connaissent, développent des stratégies de compensation en se racontant des histoires par exemple ou en développant des moyens mémo-techniques). La seconde est que je suis étonnée que votre petit fils parvienne à apprendre de longs textes car en général un dyslexique a du mal à retenir ses leçons alors de longs textes n’en parlons pas ! Il est peut être confronté à un trouble de l’apprentissage sans pour autant être dyslexique. N’hésitez pas à consulter un orthophoniste pour un bilan, vous en aurez le coeur net et saurez quoi faire pour l’aider. Effectivement, plus on décèle son besoin et ses manques tôt, plus il est facile d’y palier ou de « dompter » ses difficultés.

  5. Coolcool dit :

    Bonjour,
    j’ai 3 garçons tous touché par la dyslexie. Mon aine est en 2nd et beneficie d’un PAI, nous sommes à la recherche de solution pour rendre le 1/3 temps du bac « rentable » quelle solutions pouvez vous nous indiquer. Seul devant sa feuille il n’est pas sur que le 1/3 temps soit la meilleure solution ?

  6. Audrey dit :

    Le tiers temps est une aide confortable pour les dyslexiques car il leur permet de ne pas stresser car la durée de l’épreuve les handicaperait par rapport à leur camarade non-dyslexique. Je rappelle que le tiers temps est un dispositif mis en place par un médecin scolaire sur demande des parents d’élèves et avis médical et qui permet à un jeune de disposer d’un tiers du temps de l’épreuve en plus pour finir son examen. Comme le dyslexique est parfois plus lent (mais pas toujours), doit prendre le temps de déchiffrer ses documents, ses énoncés, de bien comprendre ce qu’on lui demande, il peut être très utile.

    Toutefois, il est vrai qu’il faut apprendre à gérer ce temps que l’on soit dyslexique ou non ! Il faut une bonne méthodologie et cela passe par une bonne maîtrise de l’examen à travers l’organisation de son travail personnel au quotidien et des exercices types. Un professeur particulier est souvent une aide précieuse pour un jeune dyslexique pour l’aider à bien lire et repérer ce qui lui pose problème. Ensuite, un bon professeur saura conseiller le jeune en lui apprenant à réviser ses leçons de façon adaptée à son profil (auditif, visuel, kinestésique…). Bon travail et n’hésitez pas à revenir vers nous pour toute demande liée à votre problématique.

  7. karima dit :

    Bonjour,
    Mon fils de 17 ans est dyslexique, on le sait depuis le CE2, tous les ans la même bataille pour qu’il bénéficie d’aménagement pédagogique qui pourront l’aider, cette année l’équipe pédagogique n’en a pas réellement tenu compte. Ils veulent le faire redoubler sa seconde, nous savons que cela ne sert à rien, il a déjà redoublé sa 6ème, il a perdu un an puisque ces résultats n’ont pas été meilleurs. Nous faisons appel, en espérant que cette commission sera plus compréhensive… Connaître la dyslexie est une chose la comprendre en est une autre !!!!
    J’ai entendu parler d’un décret ou loi qui dit qu’un enfant dyslexique ne doit pas redoubler, il paraît que c’est sorti dans le bulletin officiel??? Avez vous des informations à ce sujet? Avez vous des infos sur l’appel en commission?

  8. Audrey dit :

    Les enseignants sont de plus en plus à l’écoute et connaissent de mieux en mieux la dyslexie mais encore faut-il qu’ils aient eu envie et le temps de s’y intéresser. Ainsi, il arrive que les professeurs ne fassent rien pour les dys à cause des classes surchargées. Toutefois, au moment du conseil de classe, ce sont les résultats et surtout l’ATTITUDE de votre enfant qui sera jugée. Un dys qui essaie, qui fait des efforts en rendant tous ses travaux, vient poser des questions à la fin du cours, participe, ne sera jamais pénalisé et même encouragé. A vous de prouver en appel que votre fils a travaillé et qu’il a eu une attitude positive pour qu’on le laisse passer. A savoir que la classe de 2nde est statistiquement la plus redoublée, dyslexie ou pas!
    Concernant une « loi contre le redoublement », on en parle pour tout le monde car on redouble trop en France comparé à nos voisins européens bien que cela n’améliore en rien les résultats des élèves sur le long terme (voir un article du Parisien sur le sujet paru la semaine dernière). Rien de nouveau sous le soleil pour le moment. Toutefois l’avis des parents est déterminant pour le passage en 1ère. Attention toutefois à ne pas faire vouloir faire passer votre fils à tout prix pour qu’il s’effondre en 1ère ou en terminale. Pour avoir le bac et faire des études supérieures, il faut que les acquis fondamentaux soient solides. Tenez compte de sa capacité de travail car un dyslexique doit fournir plus d’efforts et a besoin de plus de temps pour réussir.

  9. i dit :

    je suis dyslexique et j ai du mal a comprendre ou a écouter les cours.
    EX: la prof parle au bout de 20 min je peut plus écouter je rêve ou je dessine.
    si vous pouver me donner des conseils de concentration.
    merci d’avance

    😉

  10. Audrey dit :

    Bonjour,
    Ce que vous dites est typique du dyslexique. Tout d’abord, vous devez savoir que les 20 minutes d’attention sont le lot de tous. C’est statistiquement 20 minutes de cours sur 50 à 60 minutes que nous retenons tous. Ensuite, il faut apprendre à maîtriser son attention, pas à pas. D’abord, au lieu d’être concentré à fond sur les 20 premières minutes et décrocher ensuite, mieux vaut s’asseoir, se détendre, se mettre en position d’écoute sans se focaliser sur le propos (on se sert alors de son imagination pour « voir » ce que dit le professeur). Or, l’imagination est le point fort du dyslexique (c’est ce que vous confirmez avec le rêve ou le dessin). Quand vous entendez le prof dire : « notez, c’est important » hop, on se « reconnecte » et on note à notre rythme, bien proprement. Mais vous devez savoir que l’attention se travaille. Plus on a de cours magistraux et plus on arrive à assimiler et moins on se fatigue. Courage et effort sont indissociables d’un bon apprentissage. Faites jouer votre imagination mais ne la laissez pas vous emmener ailleurs ! L’écoute passe d’active à passive tour à tour. Je dirai que l’écoute passive est « écouter d’une oreille » et l’écoute active : « écouter des deux et participer aux cours quand on me le demande ». Je reste à votre disposition pour répondre à vos questions.

  11. Lamia dit :

    Mon fils de 11 ans a tendance à être trop pressé quand il lit un texte : dès qu’il rencontre un mot, on a l’impression qu’il lit les premières lettres et anticipe sur le reste au point qu’il transforme le mot en un autre : par exemple montage il le transforme en montagne parce qu’il a lu monta et a décidé pour le reste des lettres. Est-ce un signe de dyslexie ? aussi, quand on lui explique un concept en lui montrant soit un texte, soit un schéma, soit une formule , il a tendance à ne pas regarder ce qu’on lui montre, on dirait que cela ne l’intéresse pas et quand on lui dit de regarder , il dit je regarde mais en fait, il ne regarde pas! pouvez vous m’aider à comprendre ce qu’il a ? merci.

  12. Audrey dit :

    Bonjour,
    Cette tendance à vouloir aller trop vite n’est pas de la dyslexie. Nous anticipons tous la fin des mots en lisant dès lors que nous maîtrisons la lecture (Faites le test avec un adulte à qui vous demanderez de lire un texte le plus vite possible, le résultat sera le même). Ce que vous décrivez ressemble davantage à une attention volubile, ce qui est le propre des enfants de 11 ans. Il faut l’inciter à plus de rigueur et chercher à captiver son attention. Avec le temps et la maturité, cette propension devrait s’estomper et même disparaître dès qu’il aura trouvé l’intérêt d’étudier. Il a peut-être besoin de travailler de façon ludique ou avec une personne qui ne fait pas partie de la famille. Rien d’inquiétant, il grandit.

  13. dalynda dit :

    Bonjour je suis en terminale professionnelle et je fais dyslexique, dyscalculique et doublé d’une dyxpraxie, ce qui me donne beaucoup de travail et me retarde car que ce soit dans le stage ou a l’école je narrive pas à appliquer ce que j’ai compris, ce qui déplaît beaucoup aux autres qui me font comprendre que je suis un peu stupide. Du coup je n’arrive pas a trouver une solution a ce problème si vous avez une solution merci d’avance.

  14. Audrey dit :

    Bonjour,
    Pour vous aider, voyez à mettre en place un PAI (voir mes commentaires précédents) afin de bénéficier d’un tiers temps supplémentaire aux examens. Cela vous sera d’une grande aide compte tenu du fait que vous avez besoin de plus de temps que les « non DYS » pour lire et comprendre mais vous êtes aussi intelligent et souvent même davantage que les autres élèves. Votre différence tient seulement dans un autre mode de compréhension du monde. Ne prêtez pas attention aux personnes qui pensent que vous êtes stupides, vous l’êtes sûrement moins qu’elles. J’ai rencontré de nombreux dyslexiques qui ont un QI plus élevé que la moyenne. Persévérez et vous serez récompensé.

  15. Julien dit :

    Bonjour,
    J’ai été reconnue dyslexique/dysorthographie.
    J’aimerais savoir les véritables difficultés qu’a un dyslexique/dysorthographie dans la vie de tous les jours.
    (« de compréhension – d’expression – Écrit »)
    Cordialement.

  16. Audrey dit :

    Je pense que vous connaissez mieux la réponse à votre question que moi. Ceci dit, il apparaît que la majorité des dyslexiques ont besoin de plus de temps pour écrire, pour rédiger des textes donc le passage à l’écrit est plus difficile pour eux que pour une autre personne. Ils ont plus de mal à comprendre des textes, se fatiguent plus vite quand ils lisent et doivent sans cesse se recentrer sur le sujet abordé. Ils ont plus de mal à fixer l’orthographe des mots dans leur propre langue comme dans les langues étrangères. D’ailleurs, il est plus difficile pour un dyslexique d’apprendre une langue, surtout pour la partie écrite. C’est plus facile à l’oral s’il a une bonne mémoire auditive. Mais un dyslexique développe des stratégies d’apprentissage qui lui sont propres pour palier à tout cela, des stratégies de compensation ou de contournement. Il a une imagination débordante et une grande créativité. Il faut parfois plusieurs années pour se rendre compte qu’un jeune est dyslexique car il a développé son habileté différemment et certains d’entre eux l’apprennent à l’âge adulte en pensant simplement avoir été un élève en difficulté. La réalité est bien plus complexe et nuancée.

  17. emmanuelle dit :

    J’ai toujours été en difficulté à l’école. Maintenant je fait une formation pour me sortir d’une situation précaire, mais voilà qu’on me dit que je suis dyslexique/orthographique. Je me retrouve dans certaines positions des commentaires ci-dessus. je n’ai jamais eu de méthode de travail, je remarque que cela me porte préjudice maintenant. Pouvez-vous m’aidée?

  18. Audrey dit :

    Bonjour Emmanuelle, pourrais-je savoir d’où vient ce diagnostic de dyslexie, dysorthographie ? Qui l’a dressé ? S’il s’agit d’un orthophoniste, celui-ci va vous prendre en charge et vous aider à surmonter votre handicap peu à peu et au quotidien mais il ne vous donnera pas de méthode pour suivre votre formation. L’orthophoniste rééduque. Pour acquérir de bonnes méthodes de travail, rien de mieux que de faire appel à un professeur pour adopter des solutions qui vous conviennent bien. Il n’y aura peut-être pas besoin de beaucoup de cours, juste quelques conseils pratiques pourront vous aider à mieux avancer et, surtout, reprendre confiance en vous. Il existe de nombreuses solutions et chez l’AS DES COURS nous aidons chaque année de nombreux adultes à réussir leur avenir (cours particuliers ou en petits groupes, formation professionnelle en face à face…). Ayez confiance en vos capacités car vous le valez bien. Bravo d’avoir eu le courage de vous lancer dans une nouvelle formation.

  19. dalvard florian dit :

    Bonjour, comment faire pour mieux comprendre et réussir dans les textes en anglais?

  20. Audrey dit :

    Pour apprendre les langues étrangères, vous devrez privilégier l’oral et la répétition. Les méthodes d’apprentissage en français pour les dyslexiques sont applicables pour les langues : exercices à trous, livres audio et CD rom, utilisation de l’ordinateur, tutorat et prendre son temps. Il est plus facile d’apprendre les langues en cours particulier qu’en cours collectifs pour un dyslexique.
    Toutefois, il est admis que les langues dites « transparentes » sont plus faciles pour les dyslexiques et leur causera moins de confusion. Ainsi, apprendre l’espagnol ou l’italien est plus facile pour un dyslexique français que d’apprendre l’anglais ou l’allemand.

  21. Christelle dit :

    Bonjour,
    Mon fils de 15 ans est en seconde générale. Il est précoce et dyslexique. En seconde les professeurs ont totalement ignoré ses difficultés malgré un dossier de suivi et l’obtention d’un tiers temps depuis la 5è. Ils veulent absolument le ré-orienter en professionnel. Il le vit très mal car il veut absolument aller en 1ère stmg. Que faire? Que dire? On voit qu’il est intelligent mais à l’écrit, c’est catastrophique. On lui interdit l’ordinateur qui était autorisé au collège.

  22. Laila dit :

    Bonjour, mon enfant de 10ans est dyslexique et dysorthographique. On l’a découvert en cm1, il était toujours très long à écrire et recopier ou apprendre ses leçons surtout l’arabe. L’orthophoniste ne m’a pas donné la méthode que je dois suivre avec lui pour qu’il apprenne vite. Juste elle a commencé à lui faire la dictée . A l’école, ils connaissent la maladie mais ils ne veulent pas comprendre, il doit être comme les autres : terminer à temps, apprendre comme les autres, à chaque fois je dois leur rappeler qu’il est dyslexique. C’est normal qu’il ne termine pas ses leçons, et ça me tape sur les nerfs quand je crie sur lui pour qu’il soit comme les autres. Après j’ai des remords et je crains que ça l’affecte. Merci

  23. Audrey dit :

    Bonjour,
    Battez-vous pour votre fils. Tout d’abord, il faut organiser un PAI au sein de son établissement pour lui permettre d’utiliser un ordinateur et le tiers temps lors des contrôles et examens. Il n’y a aucune raison qu’un dyslexique ne puisse pas suivre une 1è STMG et obtenir ce bac, a fortiori s’il est précoce. La seule raison qui puisse bloquer ce projet est un manque de travail personnel, sanctionné par les professeurs de façon collégiale. Voyez rapidement avec le professeur principal ce qu’il est possible de faire. Vous pouvez obtenir un redoublement si l’orientation en professionnel n’est pas souhaitée. Je reste à votre disposition pour en parler.

  24. Audrey dit :

    Bonjour Laila,
    Je comprends votre souffrance et elle est légitime mais avant de vous répondre, je voudrais vous préciser de petites choses qui ont leur importance : l’orthophoniste ne va pas vous donner de méthode pour aller vite car ce n’est pas possible avec un dyslexique. Il a besoin de temps pour apprendre et doit faire son cheminement par lui-même. Si vous souhaitez des conseils, demandez-lui. Ensuite, la dyslexie n’est pas une maladie. C’est un trouble de l’apprentissage du à un cerveau qui n’analyse pas le monde comme celui des autres mais qui a des capacités plus importantes dans d’autres domaines comme celui de la création par exemple. De nombreux dyslexiques ont un QI supérieur à la moyenne, sachez-le. Enfin, il faudrait mettre en place un PAI en classe afin d’obtenir des aménagements auxquels votre enfant a droit : vous en trouverez les modalités dans mes commentaires précédents. Si vous souhaitez me poser d’autres questions, je reste à votre disposition. Ne baissez pas les bras, votre enfant a besoin de votre soutien inconditionnel et je peux vous dire qu’il n’est pas inférieur aux autres et va vous étonner. Encouragez-le et vous verrez.

  25. jean dit :

    Bonjour tout le monde,
    Il existe une solution pour réussir sont bac et même ses études (cette année encore plusieurs jeunes ayant des problèmes d’apprentissage du langage tels que la dyslexie on réussit leur bac), ce logiciel est MEDIALEXIE (2 brevets déposés) : http://www.medialexie.com. Il aide vraiment ces jeunes. Et en parallèle ils sont en train d’essayer de récolter des fonds pour développer une application réserver aux dyslexiques qui peut prendre les notes à la place du jeune pour maximiser son attention en cours. C’est TRANSCRIVOX. Merci d’avoir lu, j’espère vous avoir aidé.

  26. Olga dit :

    Bonjour. Je suis retraitée ayant enseignée surtout en maternelle et en GS. À 16h30 j’aide une fillette de CP. Le redoublement a été conseillé. Je suspecte des troubles d’apprentissages du style dyslexie. Son orthophoniste ne pose aucun diagnostic avant 8 ans, elle encourage le redoublement. La fillette a le niveau d’octobre (maths et français) en CP. Les parents refusent le redoublement. Pour ma part je serai prête à l’accompagner si elle redoublait. Elle a besoin de temps et est découragé, perturbatrice en classe, rêveuse, s’ennuie, déconnectée, se souvient vaguement d’une phrase de la maîtresse. Avec moi, quand je reprends son après son, par période de 10 min, à l’aide de jeux de phonologie, de structuration dans l’espace et dans le temps. Quand elle manipule, elle est super intelligente, vive, joyeuse, persévérante, curieuse, intéressée mais je l’essouffle devant l’ampleur du travail. Que puis-je faire pour aider cette enfant? Le redoublement oui ou non? Merci d’avance de vos conseils. J’ai du mal à cerner comment elle apprend, je la surprends, improvise, théâtralise, teste…

  27. Audrey dit :

    Merci Jean pour ces précieux conseils, toutefois, je n’ai pas résisté à la tentation de corriger vos fautes d’orthographe (désolée, déformation professionnelle). Je ne pouvais pas laisser ces informations intéressantes être écartées faute de se faire comprendre. J’ajoute que les DYS passent le bac comme les autres et j’en suis plusieurs chaque année et avec le même succès que les non DYS. Je dois simplement vous avertir que cela demande plus de travail. Demandez le tiers temps auquel vous avez droit pour plus de confort et moins de stress. Bonne chance à tous.

  28. Audrey dit :

    Bonjour,
    Je comprends votre inquiétude et votre position d’enseignante. D’abord, vous ne pouvez pas aller à l’encontre de l’avis des parents. D’autre part, le redoublement est aujourd’hui exceptionnel car il coûte cher. Il n’est prononcé qu’en cas de besoin impératif et les élèves de CE1 sont nombreux à ne pas savoir lire couramment en début d’année. Elle en sera donc pas la seule à rencontrer des difficultés l’an prochain. Pas de panique donc. D’un autre côté, il vous faudra continuer à l’accompagner patiemment car elle n’est pas encore autonome ni encore prête à affronter l’école seule (cela viendra sûrement plus vite que vous ne le pensez). Je trouve cela dommage qu’aucun diagnostic ne puisse être posé avant 8 ans. Mais il est toujours possible de changer de praticien pour avoir un avis différent. Bon courage à tous.

  29. Karen dit :

    Bonjour,

    Ma fille vient d’avoir 9 ans, elle est en CE2. Sa maîtresse veut la faire redoubler. Sa lecture est encore hachée, elle inverse des lettres. Son orthographe est incompréhensible, elle oublie des sons ou inverse aussi des lettres. La mémorisation et la concentration sont compliquées. Elle est très lente. La maîtresse dit qu’elle ne fait pas d’effort et qu’elle ne veut pas grandir. Ça fait 3 ans qu’elle fait de l’orthophoniste mais jamais un diagnostic précis n’a été posé. Que dois je faire pour avoir un diagnostic précis, dois-je aller consulter un neurologue ou l’orthophoniste peut elle refaire un bilan ? J’aimerais vraiment savoir si elle est dyslexique ou non car je pourrais voir avec la maîtresse comment adapter son travail.

  30. Audrey dit :

    Bonjour Karen,
    Deux solutions s’offrent à vous : soit vous suivez la volonté de la maîtresse et pensez que le redoublement sera bénéfique pour votre fille. Toutefois, si elle est dyslexique, ce redoublement n’aura aucun autre effet que celui de lui donner l’impression de la punir pour une faute qu’elle n’a pas commise. L’autre option est de consulter un nouvel orthophoniste afin d’y voir plus clair. Effectivement, on peut mettre en place un PAI pour les enfants dyslexiques afin de bénéficier d’aménagements particuliers en classe mais pour cela, il vous faut un bilan orthophonique clair, voire l’avis de votre médecin généraliste qui connaît bien votre fille. Je vous souhaite un bon été.

  31. Adélaïde dit :

    Bonjour,
    Un message pour donner espoir aux parents.
    J’ai 25 ans. Je suis DYSLEXIQUE ( diagnostiqué en CE1) et depuis quelques mois je suis ARCHITECTE. Vous voyez c’est possible ! j’ai passé un bac général SES option langues et spécialité histoires des arts et je l’ai eu avec mention. Lorsque l’on trouve un sujet qui nous intéresse nous les dys nous savons nous surpasser car toutes nôtres scolarités malgré des encouragements nous sommes toujours vu comme des cancres ou des élèves moyens et nous avons souvent du mal a supporter cette situation.L’histoire de l’art m’a réconcilier avec l’apprentissage car on étudiait des personnalités des œuvres qui montraient le monde différemment, hors des cases, et ça fait du bien !
    Après les efforts que nous faisons nous sommes rarement récompensé de suite mais il faut surtout s’accrocher!j’ai vécu des choses difficiles a gérer, j’aimais l’école car j’aime découvrir apprendre mais je ne supportais pas être juger et ne pas rentrer dans des cases. Le pire : l’écriture, déjà car je peux écrire avec une faute par mot par phrase et dans le supérieur c’est très mal vu.. mon mémoire de fin d’études a été un calvaire, j’avais un super raisonnement un questionnement géniale mais j’ai mis beaucoup de temps a le rédiger et au final bah c’était pas tip top ! pourtant si prometteur! mais j’ai eu mon diplôme et avec mention bien ! je crois que l’entourage est primordiale les parents ou les relecteurs de confiance doivent accompagner relire et corriger mais pas comme un prof ! oust le stylo rouge, juste signaler et donner la bonne orthographe ou la bonne syntaxe en respectant la pensé du dys car oui nous pensons différemment et c’est tant mieux !
    le dyslexique n’est pas malade, il est quelque peu handicapé mais c’est tout.
    j’ai bénéficier d’un tiers temps pour mon brevet et mon bac à l’époque c’était top secret et très mal géré, les médecins scolaires me déconseillaient même de le prendre car c’était stigmatisant blablabla heureusement maintenant les choses sont mieux géré.
    offrez a vos enfants d’autres moyens d’expression et vous serez pas déçu, ils vous montreront de quoi ils sont capables réellement, le dessin, le sport, … ne les fâché par avec la lecture, j’ai eu le dé-clique en seconde, je dévorais des romans alors qu’avant il ne fallait pas me parler de lecture, trop long trop compliqué et surtout il ne fallait pas me faire lire à l’oral ! maintenant tout va mieux c’est plus long que pour d’autres mais on s’en moque non ? ce qui compte c’est que l’on y arrive peu importe le moyen.
    ( je m’excuse des fautes d’orthographe, des longueurs et de la syntaxe ..)
    Bonnes vacances et bonne rentré! gardé le sourire c’est important

  32. Audrey dit :

    Merci Adelaïde pour ce beau témoignage qui est le reflet de mon expérience auprès des adolescents. Un dyslexique peut faire le métier de son choix, il lui faudra simplement surmonter les a priori et trouver des modes d’apprentissage adaptés à son handicap. Pour reprendre confiance, il peut être judicieux de faire appel à un professionnel du soutien scolaire, formé aux problématiques DYS.

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